27 octobre 2007
This is England
Hey, presque deux mois qu’on n’a rien posté, Knife, est-ce bien sérieux ? J’attendais tes critiques éclairées sur Hana Yori Dango mais faut dire que t’es dans une situation instable, en ce moment… Ceci dit, « direction Boston », comme situation instable, j’aimerais que ça m’arrive aussi ! Boston, ce serait pas la ville d’Ally McBeal ?Bref, ma situation à moi, jusqu’à maintenant, c’était « sans Internet » mais voilà que tout a bien changé et dès à présent, il faut que je te parle Angleterre.
Je me fais une cure de séries britanniques, en ce moment, et je ne puis que t’encourager à faire la même chose… Evidemment, t’es aux Etats-Unis et tu as à ta portée une tonne de séries américaines, mais franchement, jette un coup d’œil à Doctor Who et dis-moi que c’est pas la meilleure série au monde… D’accord, je dis ça à chaque fois, mais peut-être que cette fois c’est vrai ?

Déjà – et tu vas dire que c’est un argument facile, mais eh, c’en est toujours un ! – je ne résiste jamais à l’accent anglais. Il me semble que ça a commencé avec Mason dans Dead Like Me. Alors quand j’entends Christopher Eccleston parler… Non, parlons de l’histoire, plutôt !
Doctor Who, c’est apparemment une vieille série – il faudra que je jette un coup d’œil à l’ancienne, pour voir… Et l’histoire n’avait a priori pas grand-chose pour m’attirer : des voyages dans l’espace, des extraterrestres… – et je ne pense pas que ça t’attire toi non plus… Mais voilà, le Docteur n’est pas n’importe quel alien : c’est un Seigneur du Temps, âgé de quelques petites centaines d’années, qui se balade dans le temps et l’espace à bord de son génialissime vaisseau style « Police box », le Tardis. Accessoirement, dans la version de 2005, il embarque avec lui la londonienne Rose Tyler – accessoirement, mais elle a fini par m’être sympathique. Ils reviennent à l’époque de Dickens, ils font un saut dans 5 milliards d’années, passent par Big Brother, et peu à peu se met en place l’histoire du Docteur, le dernier de son espèce, et de ses ennemis légendaires, les Daleks… Tout ça avec humour… et le sourire ravageur de Christopher Eccleston.
Le truc, c’est que le Docteur a la capacité de se régénérer, quand il est gravement blessé et il change d’apparence. C’est ce qui lui arrive à la fin de la saison 1, après une fin de saison « fantastic !» et le voilà qui devient David Tennant.
La photo, plus haut, c’est lui. Il a un peu une tête de fou, tu trouves pas ? Beaucoup plus fou que Christopher Eccleston. Mais franchement, à la fin de la saison 1, j’ai eu les boules. Qu’est-ce que ça te ferait si on enlevait Taylor Kitsch de Friday Night Lights et qu’on le remplace par un autre acteur ? OK, il n’y a pas moyen de comparer. Mais quand même, ça fout un coup.
Mais eh, je t’ai dit que c’était la meilleure série du monde, non ? Alors en fin de compte ça passe tout seul. On adore le nouveau Docteur d’emblée. J’ai une saison 3 entière devant moi and I’m so happy !
Et puis une fois qu’on s’est embarqués dans l’Angleterre de Doctor Who, on n’a plus envie d’en repartir ! Je me suis d’abord replongée dans les DVD Pride and Prejudice que tu m’as passés, j’ai relu du Jane Austen, mais bon, c’est pas très contemporain tout ça ! Alors j’suis allée faire un tour du côté des années 70.

Life on Mars.
J’avais commencé à regarder cette série sur 13e Rue, j’avais trouvé ça sympa, mais c’était en VF. Imagine, une série anglaise en VF !
Je ne sais pas si tu connais le postulat de départ : un flic de 2006, suite à un accident de voiture, se réveille en 1973. En dehors du choc – et de l’incrédulité – que peut provoquer ce genre de petit voyage, il va lui falloir s’habituer aux méthodes d’investigation d’ « arriérés » des flics de l’époque, de leur machisme, etc. Et il y a les pantalons pattes d’eph, les cols pelle à tarte, les voitures, la musique… la musique ! A commencer par le Life on mars de Bowie, magnifique.
Deux petites saisons de huit épisodes chacune pour cette série… tu te laisserais tenter ?
Et enfin, je reviens au 21e siècle, à Cardiff.

Torchwood.
Je viens de voir le pilote de cette série et je suis hautement emballée. Surtout par son personnage charismatique, le Captain Jack Harkness. Oui, l’escroc charmeur et bisexuel de Doctor Who !!!
Son seul défaut : il est américain – no offence ! Mais je suis toute prête à lui pardonner si la série est à moitié aussi bien que Doctor Who. Je ne peux pas trop me prononcer pour l’instant, mais j’ai aimé ce que j’ai vu. En dehors de l’héroïne, ça va sans dire, mais j’arrive toujours à évacuer de mon champ de vision ce genre de personnage…
Bon, quand j’aurais fini tout ça, t’aurais pas une autre petite série anglaise à me conseiller ?
Fork.
PS : Pour ma liste, je vais faire dans la totale inoriginalité, mais il me faut absolument :

Pourquoi ? Regarde la série, et tu ne te poseras plus la question !
14:10 Publié dans Doctor Who | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : fork, doctor who, life on mars, torchwood
03 septembre 2007
Friday Night Lights : personnages
Qu’est-ce qui nous fait tant aimer FNL ? T’as une idée ? Parce qu’il doit y avoir une bonne raison pour qu’on tombe accro à une série centrée sur le football américain, auquel ni toi ni moi ne comprenons rien – mais tu seras américaine pour la saison 2 ! –, et une série se passant au Texas – « amen » Texas – et ni toi ni moi ne sommes branchées prière collective.
Alors j’ai une hypothèse. Toute basique. Football américain = une équipe de (combien ? t’as une idée de combien il y a de joueurs dans une équipe de football américain ?) joueurs musclés.
Ben oui, une bande de mecs musclés, c’est forcément plus intéressant qu’une bande de stupides cheerleaders, ce n’est pas toi qui me contrediras. Si ?
Par contre, j’ai un problème. Un problème qui n’en est pas vraiment un mais qui me dérange aujourd’hui : le déterminisme. Tu sais, ce concept appliqué aux séries télé (ou films ou livres) selon lequel on aime toujours le même genre de personnages (je précise « masculins » ou pas besoin ?). Moi, attention je t’offre un scoop, c’est les personnages genre silencieux genre hargneux. Eh, les gars, quelqu’un se sent concerné ?

Noooon, pas Tim Riggins !!!
Lui, je l’aime pas. D’abord, les cheveux tout filasseux, non merci. Et ça arrange rien, ils sont beaucoup trop longs, ces sales cheveux. Ouais, sûrement sales aussi.
Et puis je n’ai jamais eu de penchant pour les mecs alcooliques, apathiques et stupides.
Alors non au déterminisme, oui à l’ouverture !
Toi, t’as une préférence ?

Probablement pas.
Bon, il est bien sous tous rapports, ce mignon quaterback. Mignon. Quaterback. Et même très très bon quaterback. Gentil.
Le hic, c’est qu’on a vite fait d’additionner toutes ses qualités et d’arriver au résultat suivant : insipide. Pas un défaut en vue, on va vite s’emmerder. Enfin il en a quand même un, de défaut, et je sais que tu penses au même que moi : sa copine. Ouais, c’est souvent le pire défaut des mecs parfaits. Et la copine de Street, ce n’est pas n’importe qui : cheerleader niaise et insupportable. Comment ça, ce n’est qu’un gros pléonasme ?
Mais le truc, c’est que FNL est une série béton et les scénaristes n’ont pas pu garder longtemps un personnage insipide.
Son accident lui donne de la profondeur, je trouve. Bon, ayant la copine qu’il a, ses scènes sont rarement les plus passionnantes, mais il y a Herc. Dans une dizaine de jours, promis.
Alors, Jason Street ?
Ouais, moi non plus.

Non, lui, je sais qu’il t’énerve. Moi aussi, un peu : son ego surdimensionné a tendance à me saouler. D’un autre côté, sa façon de toujours parler de lui à la troisième personne – le « Smash » – me fait assez marrer. Et sa confiance en lui a tendance à donner une bonne dynamique à l’équipe.
Bon, entre lui et l’autre joueur noir important de l’équipe, « Voodoo », je trouve qu’on a une belle brochette de clichés : les noirs qui roulent des mécaniques… Mais tu vas voir, la suite lui réserve de quoi s’étoffer.
Convaincue ? Ouais, non, pas tant que ça, moi non plus

C’est ton petit chouchou lui, non ? Je te comprends.
Je pense que c’est le joueur le plus intéressant de l’équipe. Toujours sur la touche, il est soudain projeté « QB1 » avec toutes les responsabilités et les angoisses que ça entraîne. Manquant de confiance en lui – trop mignon quand il essaye d’aborder Julie – il n’est pourtant pas du genre à craquer sous la pression : son père étant soldat en Irak, il vit seul avec sa grand-mère qui commence à perdre un peu la tête, il s’occupe d’elle, s’occupe de tout à la maison, paye les factures, a donc un boulot en plus du lycée et des entraînements… ça fait beaucoup pour un lycéen, mais Matt est, malgré les apparences, probablement plus fort que tous ses coéquipiers qui jouent les durs. Et ça ne gâche rien, il est drôlement mignon.
Tu m’excuseras, je pose une option sur lui !
Il y en a un dernier que j’aime bien. Pas un joueur, encore mieux : le Coach Taylor.

Le casting de cette série est irréprochable, mais celui qui m’a scotchée, c’est Kyle Chandler. Forcément, c’est le seul que je connaissais avant (ah non, il y a aussi Connie Britton qui était dans Spin City : celle qui joue Tami Taylor, géniale, elle aussi), mais c’est aussi qu’il a un personnage scotchant. Que ce soit en coach – surtout en coach : toujours criant, toujours sourcils froncés, sévère mais efficace – en père ou en mari, il est tout simplement génial – aidé par sa femme et sa fille, les meilleurs personnages féminins de la série. Très loin d’être parfait, mais tout à fait crédible, terriblement humain.
Dix ans de moins, et je l’aurais choisi lui.
Parce que Riggins, franchement…

Bon, c’est vrai, c’est un ivrogne. Mais il n’y a pas de raison qu’il évolue pas, lui aussi, comme tous les autres personnages …
Stupide ? Ah, faut que tu vois l’épisode 11. *love*
Apathique. Totalement. Et je ne crois pas qu’il puisse faire grand-chose contre ce trait de sa personnalité. Mais en fait… j’aime bien sa voix traînante et sa dégaine nonchalante…
Ses cheveux trop longs ? Ouais, beurk, rien à faire. Mais peu importe ses cheveux quand il a de si beaux yeux…
Damn it.
Fork.
PS : le n°2 sur ma liste, euh…

Moyen de me le procurer : tranquillement, dans son jardin.
Pourquoi ? Pour fracasser sa sale gueule de top model.
09:30 Publié dans Friday Night Lights | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : friday night lights, personnages, fork
27 août 2007
Men in Trees, 1x05 Talk for Tat
Hey, Fork, je pense à toi en ce moment vu que je me revisionne Men in Trees. Je sais, je sais, tu ne me remercieras jamais assez de t’avoir fait découvrir la série ^_^. Quand je pense que j’ai failli passer à côté… Quand Heather m’en avait parlé, je m’étais dit : « ouais, ça ressemble à Sex & the City, et je déteste Sex & the City et ses new yorkaises bcbg ». Une histoire de coach en relations amoureuses ? Ca ressemble beaucoup à du Harlequin façon Red Dress Ink (je le sais, j’en lis). Rien de nouveau sous le soleil, quoi. La seule originalité, c’est que la demoiselle en question s’installe en Alaska. Oui, là où il y a dix hommes pour une femme, où le ‘suit’ du coin, c’est la veste de bûcheron, et où on risque de trouver un raton laveur installé dans ses placards.
Finalement, je me suis décidée à faire preuve d’indulgence et à laisser une chance à la série. Bien m’en a pris. Et tant mieux pour toi, hein ? ;)
Certes, d’après les 2 ½ épisodes de Sex & the City que j’ai malheureusement vus, Men in Trees lui ressemble. Ne serait-ce que parce que Marin Frist, love coach de son état, est une bourgeoise new yorkaise toujours très bien habillée, qui a l’habitude de fréquenter les cocktails mondains, de commander un latte soja au Starbucks du coin et de taper sa vie sur son ordi. Mauvais point pour la série (à mes yeux - je ne comprendrai jamais comment tu peux aimer cette chick-tv). MAIS. Marin, alors en tournée promotionnelle suite à la sortie de son nouveau livre I’m dating and so can you, découvre, dans l’avion qui l’emmène à Elmo (Alaska), que son fiancé la trompe avec Kiki. Et là, comme on dit, c’est le drame. Marin se saoûle au whisky, et atterris à Elmo, déboussolée et désemparée. Elle rencontre son plus grand fan Patrick Bachelor (non mais franchement... ça ne s’invente pas !), gérant de l’hôtel où elle loge et accessoirement animateur de la radio locale. Il lui explique la situation tragique de la ville : une femme pour dix hommes… Ca en provoque, des frustrations. Marin divague… et décide de s’installer à Elmo pour étudier le comportement masculin. Un tel sujet d’études, ça ne se refuse pas...!
Jusque là, ça restait plutôt banal, non ?
On s’attend à des quiproquos, des situations comico-tragiques. Il y en aura.
Mais Men in Trees, c’est plus qu’une comédie qui porte sur le sexe et le choc culturel New York – Elmo. Men in Trees, c’est avant tout une ambiance légère et vivifiante. La ville d’Elmo possède un charme vieillot et isolé, entourée de ses montagnes, de ses forêts et de ses lacs. Comme Marin, on se sent revivre dans ces paysages magnifiques à vous couper le souffle. Comme elle, on serait prêt à tout envoyer balader, en balançant symboliquement sa future robe de mariée en haut de la première falaise venue (bon, quand le Chief Celia débarque vous mettre une amende, c’est tout de suite moins drôle, surtout qu’elle vous rapporte la robe en question).
Elmo, c’est aussi une galerie de personnages attachants, aux personnalités bien définies : on fait la connaissance des fans de Marin, Patrick d’Elmo et Annie de New York, du barman local Ben (le Kubiak et le Jerry ! - comment est-ce que tu as pu ne pas le reconnaître ?!) et de sa femme Theresa, de l’alcoolo du coin Jerome… Et puis on rencontre Jack. Et là, même si la série n’était pas un bijou d’humour et de fraîcheur, on continuerait à regarder juste pour son côté ours mal léché.
Parce que QUI peut lui résister ?

D’ailleurs, ça me rappelle que mon épisode préféré de la série, c’est sans doute le 1x05 Talk for Tat. C’est pareil pour toi, non ? C’est dingue, un coup de blues, on regarde les dix premières minutes de l’épisode, et tout va tout de suite beaucoup mieux. Alors oui, ça parle de sexe et de chaleur (humaine, mais pas que). La canicule subie par Elmo influence directement les habitants, et leur monte à la tête. C’est le temps du rapprochement des corps, et des malentendus. Ca démarre fort avec la thérapie téléphonique de Marin et les conseils de Patrick. Et la métaphore des grenouilles, quand Annie parle de sa vie sexuelle à Jack tout en fixant le vivarium ! Ma scène préférée (et la tienne, je crois) reste celle où Marin débarque chez Jack… Tu sais, quand elle découvre que Rocky the racoon est malade à cause des ‘granny’ qu’elle lui donne, et qu’elle file chez son biologiste préféré pour qu’il le soigne. Elle le découvre dans le jardin, monsieur joue les bricoleurs et ponce son futur kayak. Et là… Cette scène est à la fois très drôle et diablement sexy : voir Marin pencher la tête et apprécier les formes de Jack, avec cette petite musique de fond. Jack qui se retourne, avec son regard « je joue les innocents, mais je crois que j’ai compris ton fantasme ». J’adore !

Et puis l’épisode ne tourne pas qu’autour du bougon et de l’immigrée : c’est aussi au tour d’Annie et Patrick de concrétiser un peu les choses… On accumule les fous rires devant le malaise de Patrick et une Annie un peu trop entreprenante. Les discussions Annie-Jack sont savoureuses, avec un Jack maladroit qui panique encore plus son employée « so you think he [Patrick] doesn’t want to have sex with me ? » : trop drôle ! Cet épisode est aussi l’occasion de confronter les mœurs et les personnalités : Patrick encore vierge est intimidé par l’expérience et les désirs d’Annie, et Jack et Marin se jettent dans les bras l’un de l’autre alors même qu’aucune discussion n’a été engagée pour préparer le terrain… Le couple ‘finit’ d’ailleurs par décider de s’en tenir à des relations platoniques et à une complicité amicale. Les blessures sont encore difficiles à cicatriser…
Si la thématique est légère et populaire, l’épisode reste frais et intelligent grâce à l’humour des situations. Et c’est l’occasion d’aborder un sujet cher à Marin : la communication dans le couple. Entre être trop bavard et ne pas assez parler, entre Marin-Annie et Jack-Patrick, il faut apprendre à faire des compromis pour éviter les malentendus et les problèmes. La voix off de l’épisode est en fait le discours radio de Marin pendant l’émission de Patrick, et fait écho au nouveau roman qu’elle écrit sur les Hommes.
There’s a woman in town, guys ! (et ça donne envie d'y être)
Ah la la, vivement l’Amérique pour voir la suite !
Knife
PS : j’inaugure ma liste… Et comme tu peux t’en douter, moi je veux :

Moyen de me le procurer : chez Jack.
Pourquoi ? « Jack ? Honey, j’ai un vieux kayak à poncer, tu me rendrais bien ce service ? »
21:25 Publié dans Men in Trees | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Men in Trees s1, Knife
17 août 2007
The OC, bilan de la saison 1
Tu vois, j’ai essayé de défendre la série – il est quand même impensable qu’on remette en cause mon bon goût ! – mais pour chaque argument positif, je concédais malgré moi trois contre-arguments négatifs… Pourtant, je me suis enchainé les 27 épisodes de la première saison en très peu de temps…

Le so-called bad boy, en réalité profondément gentil. Son côté ‘animal blessé’ (méfiant et agressif malgré lui) le rend touchant, mais fait malheureusement de lui un martyr ambulant. La série aurait peut-être gagné à le rendre un peu plus vicieux. : on n’est pas un bad boy parce qu’on a un lacet autour du cou et une collection de marcels blancs.
Et le so-called geek, trop beau et trop drôle pour être vraiment crédible, mais trop beau et trop drôle pour qu’on s’en préoccupe.
Il y a aussi Sandy et Kirsten, probablement un des meilleurs couples mariés à la télévision : rarement mièvres, souvent drôles, toujours émouvants.
Summer dévoile parfois quelques côtés intéressants, mais je n’ai toujours pas compris ce qu’un type intelligent comme Seth lui trouvait.
Anna était super mais, étant Seth au féminin, ça fausse les règles du jeu.
Les autres personnages… bon. Luke est schizophrène, du footballeur-surfeur-cliché ambulant à la grande figure tragique, en passant par le débile de service. Julie Cooper et Caleb Nichols les vilains méchants me fatiguent et Jimmy Cooper le crétin m’ennuie à mourir.
Ah, je sais. J’ai oublié un personnage fondamental dont on aurait tendance à minimiser l’importance.
La PS2.
Et Marissa peut bien crever.
Non, sérieusement, sans la PS2, qu’en serait-il de la relation Ryan/Seth ?
D’you wanna play ? Leur première rencontre est excellente : geek contre bad boy, pyjama ridicule contre t-shirt moulant, newportien contre chinoien. Deux mondes réellement opposés mais un même langage : PS2.
Même si leur amitié est malheureusement reléguée à l’arrière-plan tout le reste de la série au profit de leurs relations crétino-romantico-sexuelles, leur relation fonctionne très bien sur le plan comique : humour-full versus humour-less ou, encore mieux, toutes leurs scènes ‘girl talk’ « Ryan, dis-moi comment je peux faire pour que Summer s’intéresse à moi ? », « Seth, dis-moi comment je peux faire pour que Marissa me comprenne ? ».

Ce n’est un secret pour personne (enfin, ce n’est pas un secret pour toi, en tout cas), je déteste le côté soap de cette série. Oui, c’est vrai, t’es en droit de me rappeler que j’ai regardé 27 épisodes en 5 jours. Mais dans la catégorie « argument positif » : il n’y a pas QUE le côté soap. Il n’y a pas que les atroces « Ryan-je-t’aime-moi-aussi-Marissa-même-si-tu-n’es-qu’une-conne », les tout-le-monde-sort-avec-tout-le-monde-parce-qu’il-y-a-que-ça-à-faire-dans-cette-ville-de-connards, les oh-c’est-horrible-ma-mère-couche-avec-mon-ex-mais-c’est-horrible-comment-je-vais-survivre-à-ça-et-si-je-me-planquais-chez-l’ex-de-mon-mec-comme-la-conne-que-je-suis, j’en passe et des pires. Je l’ai écris plus haut, la seule relation amoureuse que j’aime, c’est celle de Sandy et Kirsten : déjà mariés, donc le côté soap s’est émoussé. Summer et Seth, à la rigueur, mais ils tiennent plus du burlesque que du soap (oh, cette scène coupée où Summer dit à Seth (qui fait une grève du sexe) : « you could just lie there, like a buffet, and I could just serve myself » ! Awesome ! J’en reviens pas que tu n’aies pas regardé les scènes coupées.)
BREF. J’aime toutes les AUTRES relations.
Les amitiés, quand elles ne sont pas ridiculement détruites par les envies soapesques d’un scénariste. Ryan et Theresa : c’était forcément impossible de les laisser être amis, pensez-vous, qu’est-ce qu’on raconterait dans le reste de la saison ! Ryan et Eddie : forcément, Eddie vient de Chino, il bat obligatoirement sa copine ! Marissa et Oliver : fallait forcément que lui se transforme en psychopathe amoureux d’elle ! Seth et Anna : une belle amitié comme ça, fallait forcément qu’ils la consomment ne serait-ce qu’un peu. Seth et Marissa… non, il ne se passera certainement jamais rien entre eux… sauf si les scénaristes sont VRAIMENT en panne d’inspiration. Mais bizarrement, j’aime bien leur étrange amitié.
Les relations familiales – pas la famille Cooper, non, puisque je déteste chaque membre de cette famille – sont vraiment réussies. Comment ne pas aimer la famille Cohen ? Seth et ses parents, Sandy et son beau-père, Kirsten et son père… Kirsten et Ryan. Une des plus chouettes relations de la série en fin de compte : Kirsten en larmes suite au départ de Ryan est probablement l’un des moments les plus émouvants de la saison. On sent enfin que quelque chose a changé depuis le début : Ryan a beau repartir à Chino, cette conne de Marissa a beau être avec sa ridicule bouteille d’alcool sur son grand balcon, Seth a beau se retrouver à nouveau seul, les larmes de Kirsten nous montrent que tout ça n’était pas vain.
Enfin, je ne voudrais pas avoir l’air d’insister avec la PS2, mais elle symbolise ce que j’ai préféré dans cette saison : la légèreté de ton. Qu’est-ce qu’il peut bien se passer de tragique devant une PS2 ? Mais la scène entre Ryan et Kirsten a été coupée au montage comme un paquet d’autres scènes amusantes qu’on a supprimé au profit d’un paquet de scènes tragico-stupides.
Des scènes insignifiantes comme toutes celles qui impliquent la console de jeux, c’est le meilleur de The OC. Des scènes du quotidien. Comme toutes ces fabuleuses scènes dans la cuisine, avec la famille Cohen.
Sérieusement, pourquoi s’embarrasser de tragédie ? Marissa tombe inconsciente dans le fond d’une allée de Tijuana. Marissa découvre que Luke et sa mère couchent ensemble ô mon dieu elle va sûrement se suicider, accablée par cette terrible nouvelle. Oliver est un psychopathe, tout le monde se détourne de Ryan le martyr. Luke dévasté absolument dévasté par sa rupture avec Julie qui va – grand suspense – se planter dans le décor. Eddie frappe Theresa qui s’avère être enceinte la pauvre elle va élever son enfant toute seule ce qui donne lieu au noble sacrifice de Ryan le martyr. Sérieusement, ça fait pas un peu trop ? T’as pas l’impression que les scénaristes enchaînent les drames pour donner un semblant de profondeur à la série ? Mon avis, c’est que quand on est une série basée sur des adolescents à la plage, il faut s’assumer comme tel. Sea, sex and Playstation.
Eh, dis, quand est-ce que tu me passes les saisons 2 et 3 ?
Fork
PS : et hop, j’inaugure ma liste des « il me faut absolument ce truc-là, comme machin dans Chose » ! Tu pourrais croire que je fais une fixette sur la PS2, mais j’en ai déjà une… En plus, celle de Seth est un monstre de l’an 2000, la mienne est beaucoup plus design ! Non, ce que je veux, c’est :

Pourquoi ? Je déteste ces foutus marcels ! Il en a combien comme ça ? Il ne comprend pas qu’il serait bien mieux sans ?
00:20 Publié dans The OC | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : The OC s1, Fork
